L'Actualité Ma Biographie La salle de Communication Forum de discoussion Contcts et Permanences





ALLOCUTION DU PRESIDENT DU PARTI


CONVENTION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN

A Yamoussoukro le 30 Août 2008

 

Camarades secrétaires généraux de Section et de Fédérations, 

Camarades Représentants du Front Populaire Ivoirien à l'extérieur ;

Camarades membres du Comité Central, du Comité de Contrôle, des Structures Spécialisées et des Structures d'Activités du parti ;

Camarades Directeurs de campagne ;

Honorables Chefs Traditionnels ;

Mesdames et Messieurs les leaders des associations patriotiques des jeunes et des femmes de Côte d'Ivoire et des mouvements de soutien au Président Laurent GBAGBO ;

Honorables Députés, Présidents de Conseil Général, Maires et Adjoints au Maire ;

Distingués invités ;

Mesdames et Messieurs.

C'est avec une grande émotion et beaucoup de fierté que je vous salue et vous remercie pour votre présence massive à cette convention nationale de notre parti dont l'enjeu et le caractère historique n'échappent à personne.

Nous sommes en effet réunis ce jour à la fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix de Yamoussoukro, pour prendre une décision importante pour le Front Populaire Ivoirien, une décision capitale pour la Côte d'Ivoire et porteuse d'espoir pour l'Afrique. Nous sommes rassemblés pour désigner notre candidat à la prochaine élection présidentielle en Côte d'Ivoire.

Camarades, les élections qui arrivent sont bien singulières : d'abord parce qu'elles sont sensées mettre fin à six années de crise militaro-politque alors que le Front Populaire Ivoirien est au pouvoir depuis octobre 2000 et qu'il a suscité un immense espoir pour les Ivoirien de 2000 à 2002 par la force et la pertinence de son action politique ; ensuite parce que ces élections doivent marquer un nouveau départ pour notre pays à travers la reconstruction politique, économique et sociale de notre nation.

Nous sommes venus parler de notre avenir ; de l'avenir de notre lutte, de notre combat pour la démocratie dans notre pays, pour le progrès au profit de tous, en particulier de nos parents du monde rural, des jeunes, des femmes et tous ceux de nos compatriotes qui vivent dans la précarité et se sentent abandonnés.

Face à ces défis et à des adversaires disqualifiés par l'histoire, nous devons décider qui mérite de nous diriger, d'être notre porte-flambeau et le proposer au peuple de Cote d'ivoire.

Nous allons aux élections pour sortir la Côte d'ivoire des ambiguïtés et des clairs-obscurs, pour en finir avec les gouvernements de crabes, de scorpions, de serpents et de crapauds, pour unir des forces qui se ressemblent, des énergies qui s'harmonisent et des talents qui s'additionnent.

Avec les élections, notre pays retrouvera sa capacité à respirer librement et son droit à vivre décemment.

Face à tous les nostalgiques, nous devons conforter tous les acquis de notre lutte, poursuivre notre marche vers la destination que nous avons promise aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens. Plus que jamais nos compatriotes ont besoin de l'Assurance Maladie Universelle, de l'école gratuite, de la communalisation totale du pays, du transfert de réelles compétences et d'avantages de ressources financières aux collectivités locales, pour apporter l'éducation, la santé, l'eau, l'électricité et le téléphone dans nos villages, pour développer les infrastructures routières.

Pus que jamais, nos jeunes et nos cadres attendent une politique vigoureuse en faveur de la création d'emplois, de l'amélioration de leur pouvoir d'achat et de leurs conditions de vie.

Les femmes aspirent à l'égalité ; elles dénoncent les discriminations et refusent les violences dont elles sont victimes. Elles exigent une politique ambitieuse pour leur émancipation et leur épanouissement.

La sécurité est devenue plus que jamais une grande préoccupation pour tous et nous devrons nous donner les moyens et prendre le temps nécessaire pour éradiquer la circulation des armes légères et la montée de la criminalité qui accompagne toutes les fins de guerre.

La crise du 19 Septembre 2002 est venue nous rappeler avec force qu'une armée forte et une diplomatie performante sont les fondements de la souveraineté nationale et du rayonnement international. C'est l'ambition que nourrissent nos compatriotes et que nous devons satisfaire.

En matière de gouvernance, la Côte d'Ivoire nous a vu gérer les affaires publiques de 2000 à 2002. Les résultats économiques élogieux obtenus pendant cette période à travers la reprise de la coopération avec les bailleurs de fonds, le budget sécurisé et la croissance économique ont été salués par la nation entière et par la Communauté Internationale. A aucun moment, nous n'avons été interpellés sur la question de la gouvernance. Au contraire, par la qualité de notre gestion, nous avons effacé au sein des institutions financières internationales, la triste image de « pays aux dirigeants corrompus » laissée par nos prédécesseurs.

Nous devons gagner les prochaines élections pour poursuivre notre programme de Refondation de la Côte d'Ivoire car, notre peuple n'acceptera pas de retourner à un passé de gestion hasardeuse et d'échecs.

Le choix aujourd'hui est à faire entre l'avenir et le passé, entre la liberté et l'asservissement, entre la dignité nationale et la disgrâce nationale, entre ceux qui ont combattu, qui ont résisté, qui ont donné leur sueur, leur sang et leur vie afin que la nation reste debout et ceux qui ont failli, qui ont trahi et qui sont marqués par un passé d'autoritarisme, de gabegie.

Je salue la mémoire de tous ceux qui sont tombés au cours de ce noble combat. Je rends hommage à tous ceux qui ont été meurtris dans ces épreuves. J'exprime toute ma gratitude aux militants du Front Populaire Ivoirien, à la galaxie patriotique et à tous les héros qui ont fait triompher notre cause.

Depuis quelques mois, nous travaillons à mettre à jour notre programme de Refondation. C'est dire notre foi dans les élections. Mais nous savons que tout programme doit être porté par des hommes et à leur tête un Président de la République qui en Côte d'Ivoire est la clé de voûte des Institutions Républicaines. C'est pour choisir cet homme que nous sommes réunis ici à Yamoussoukro.

Camarades, parce que nous venons de loin et parce que nous voulons aller loin, nous devons choisir en toute responsabilité et en toute conscience, un candidat capable de relever les défis actuels de notre histoire et d'incarner notre ambition pour notre nation.

Notre candidat doit être un homme de paix, libéré de toute récrimination et rancœur, à l'abri de tout nombrilisme, généreux et engagé à rendre notre pays et le monde plus humain. Il doit pouvoir unir notre peuple qui sort d'un grand traumatisme et respecter sa douleur. Nous en avons besoin pour reconstruire le pays dans la fraternité et la solidarité.

Nous voulons un candidat qui a le sens de la dignité nationale et africaine car nous refusons toute forme de domination et d'humiliation par des forces rétrogrades du dedans comme du dehors.

Nous cherchons un candidat qui sait ce qu'est la liberté pour lui même et pour ses semblables. Ainsi saura-t-il enraciner durablement la démocratie dans notre pays. Ainsi pourra-t-il préserver la souveraineté de notre peuple sur lui-même et face aux autres peuples du monde. C'est à nous de décider ce qui est bien pour aujourd'hui et pour demain. De là, notre engagement pour l'avènement d'une « société libérée, libératrice et de libertés », ainsi que cela est écrit dans notre projet de société.

Nous voulons une personne qui sait faire front quand l'histoire l'exige et que les concitoyens attendent qu'il donne l'exemple. Un homme qui ne détale pas à la moindre alerte abandonnant son peuple à la violence et à l'anarchie ; un « woody » qui sait pourquoi il se bat, avec qui il se bat et contre qui il se dresse. C'est un code de l'honneur sur lequel notre peuple ne peut transiger.

Notre candidat doit être un homme attaché aux valeurs de justice, de probité et de bonne gouvernance.

Nous voulons un candidat qui peut faire reculer l'illettrisme, l'ignorance, la pauvreté et la maladie, créer des emplois et la richesse, œuvrer au progrès scientifique et technologique, au rayonnement des arts et des créateurs.

Notre candidat enfin comme le veut notre projet de société, doit s'engager à bâtir une nation africaine démocratique et moderne.

Camarades, nous ne sommes plus aux temps des incertitudes, des hésitations ni des doutes. Nous voici au temps de la conviction, de la foi, de la cohérence et de l'engagement. Nous connaissons le passé avec lequel nous voulons rompre, nous connaissons le présent qui nous afflige. Nous connaissons l'avenir que nous désirons pour notre peuple et pour l'Afrique.

Je vous invite à faire le bon choix, celui qu'exigent à la fois notre passé et notre avenir, notre cœur et notre raison, afin que retournent au passé ceux qui appartiennent au passé, incarnent le passé et affectionnent le passé et que soit rendu au peuple de Côte d'Ivoire, le pouvoir souverain qui est le sien.

C'est sur cette invitation que je déclare ouverte la Convention Nationale convoquée pour choisir le candidat du Front Populaire Ivoirien à l'élection présidentielle du 30 novembre 20008.

Je vous remercie.

 

Pascal AFFI N'Guessan

Président du Front Populaire Ivoirien


Copyright © Jiun 2008 - Pascal AFFI N'GUESSAN - tous droits reservés
Conception & Réalisation : EPONON Hyacinthe

Site Web optimisé pour un affichage 800x600